
La ville de Beni, dans le Nord-Kivu, a été secouée dans la nuit du mercredi 10 au jeudi 11 juin 2026 par une violente attaque armée attribuée aux rebelles ougandais des Forces démocratiques alliées (ADF). Les quartiers Boikene et Muzambay ont été ciblés, provoquant la mort de deux civils et plusieurs personnes prises en otage, selon des sources locales. Des habitations ont été incendiées, aggravant le traumatisme des populations touchées.
Au petit matin, la tension restait palpable dans la ville. Des détonations d’armes ont été entendues dans plusieurs secteurs, alors que les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) intervenaient pour disperser des groupes de jeunes manifestants en colère, qui avaient lancé des projectiles pour protester contre l’insécurité persistante.
Cette nouvelle incursion survient à quelques encablures de la résidence du gouverneur militaire du Nord-Kivu et rappelle la vulnérabilité des quartiers urbains face aux attaques des ADF, malgré les opérations militaires menées régulièrement dans la région. Les autorités locales ont appelé la population au calme et ont annoncé que des renforts sécuritaires étaient déployés pour prévenir de nouvelles incursions.
La situation dans la région de Beni demeure critique, et la population continue de réclamer une protection renforcée contre les attaques répétées des groupes armés, qui restent très actifs dans le Nord-Kivu.
Jonathan KITATU



